Les soucis quotidiens
(dernière mise à jour : 01/02/2007)
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L'enfant qui ne mange rien ou qui n'aime pas certains aliments:
Livres pour les parents sur l'alimentation
Livres pour les enfants sur l'alimentation
Manger est un plaisir !
voir aussi :
La table infernale
et :
l'enfant qui n'aime pas certains aliments
Les allergies alimentaires
Voir aussi :
Les allergies alimentaires
Les régurgitations
RGO : généralités (article au format PDF)
RGO : réflexions (article au format PDF)
RGO : diagnostic et traitement (article au format PDF)
Voir ausi :
Le reflux gastro-oesophagien
Les coliques des trois premiers mois
Les coliques du bébé article au format PDF
Voir aussi :
Les coliques du bébé
La constipation
Voir aussi :
Mon enfant est constipé
La diarrhée
Voir aussi :
Mon enfant a la diarrhée
Les vomissements
L'obésité de l'enfant
- voir aussi :
Mon enfant est trop gros
Les dents noires
La maladie coeliaque (intolérance au gluten)
Voir aussi
la maladie coeliaque
Le colon irritable
La phénylcétonurie
Progrès en gastro-entérologie :
progrès récents par le Dr Lyonel Rossant
- manger bio
- le végétarisme
- l'alimentation casher
- A la crèche
- Au restaurant
- A la cantine
L'alimentation des élèves a une importance capitale pour leur développement physique et mental. Les effets néfastes des carences ou du déséquilibre alimentaire sur la croissance et les capacités d'apprentissage sont bien connus.
En effet, l'évolution des modes de vie a été très significative depuis deux décennies. La diminution de l'activité physique liée au développement des moyens de transport, de la télévision, des formations audiovisuelles et de l'informatique, se traduit pour la plupart des enfants par une réduction des dépenses d'énergie, à l'exception des adeptes réguliers de certains sports. Pour autant, les besoins qualitatifs en nutriments indispensables, notamment lors de la croissance, n'ont pas diminué, et il est nécessaire de garder à l'esprit la nécessité de maintenir la qualité nutritionnelle des repas, dans un environnement plaisant qui favorise la convivialité.
Il convient à cet égard de prendre en compte le confort des élèves dans les restaurants scolaires. La qualité de l'environnement (aménagement des locaux, mobilier adapté, attention portée aux nuisances sonores ...) est essentielle dans une organisation de qualité pour les repas servis en milieu scolaire. De même, le temps accordé pour la prise alimentaire est aussi important que le contenu de l'assiette. Ce temps du repas doit être d'une demi-heure minimum et ne doit pas comporter l'attente éventuelle pour le service. Dans toute la mesure du possible, et selon le fonctionnement propre à chaque école ou établissement, il est recommandé que les emplois du temps soient élaborés en tenant compte de la pause méridienne.
Des enquêtes ont montré que les repas des élèves n'étaient pas toujours satisfaisants. On constate parfois, au travers des analyses effectuées dans certains restaurants scolaires une trop grande richesse en protéines et en matières grasses. En revanche, l'apport minimal de calcium et de fer est rarement assuré et on note l'insuffisance de produits laitiers, de fruits et de légumes. Une restructuration des repas assurant viande ou poisson et privilégiant légumes verts, fromage et fruits aurait donc un effet bénéfique.
Les menus proposés doivent être adaptés à l'âge et aux besoins des enfants ou des adolescents. Des compléments en pain, en légumes d'accompagnement ou en ration supplémentaire du plat principal sont éventuellement prévus pour eux. Le pain est un aliment énergétique de base et doit rester le complément idéal de toute alimentation.
L'alimentation d'un enfant d'âge scolaire doit lui apporter des aliments de bonne qualité pour répondre à ses besoins de croissance. La distribution préconisée de la consommation alimentaire est basée sur un apport de 40 % du total énergétique au déjeuner de midi, avec 20 % le matin, 10 % à 4 heures et 30 % le soir. Toutefois, il arrive souvent que des élèves se présentent en classe sans avoir pris de petit déjeuner. Il serait souhaitable qu'ils aient à leur disposition du lait, du pain, des fruits ou des yaourts pour combler ce déficit au plus tard deux heures avant le déjeuner.
Les nutritionnistes insistent sur trois principes fondamentaux qui ne doivent pas être perdus de vue afin d'éviter carence ou excès : l'alimentation doit être équilibrée, variée et la ration alimentaire quotidienne fractionnée, dans la limite de quatre par jour. En effet, il a été démontré que la répartition de celle-ci au cours de la journée permet une prévention efficace des maladies par surcharges alimentaires. (...)
Le repas de midi doit donc apporter :
- pour les élèves de maternelle :
8 g de protéines de bonne qualité, 180 mg de calcium, 2,4 mg de fer ;
- pour les élèves de l'école élémentaire :
11 g de protéines de bonne qualité, 220 mg de calcium,2,8 mg de fer ;
- pour les adolescents :
17 à 20 g de protéines de bonne qualité, 300 à 400 mg de calcium, 4 à 7 mg de fer.
En résumé, les objectifs nutritionnels sont de diminuer les apports de lipides et d'augmenter ceux de fibres, de fer et de calcium.
Il importe également que tout soit mis en œuvre pour que les repas proposés, tout en répondant à ces recommandations nutritionnelles, conviennent aux élèves et soient effectivement consommés.
(...)
Les enfants ne prennent en général dans le cadre scolaire qu'un nombre restreint de leurs repas annuels ; l'école ne peut donc à elle seule assurer l'équilibre alimentaire des enfants. En revanche, elle peut assurer une formation élémentaire du goût, en multipliant les occasions de découverte et une éducation nutritionnelle en expliquant la nécessité de la diversité alimentaire et les inconvénients des stéréotypes. Il n'est pas question de favoriser un modèle déterminé, même s'il a la faveur des élèves, mais de montrer que la diversité des modèles dans des cultures différentes répond à des choix ancestraux justifiables.
Dans ce souci de libérer la créativité des cuisiniers et des gestionnaires, les nouvelles recommandations visent à ne conserver comme contraintes que ce qui est rigoureusement indispensable. On peut couvrir les besoins des élèves avec de nombreuses combinaisons alimentaires. Aucun schéma unique ne s'impose.
L'aspect éducatif du repas est peut-être trop souvent oublié ou négligé. Il est bon d'en souligner l'intérêt chez les jeunes enfants qui peuvent acquérir tôt des notions simples sur les principaux aliments, en même temps qu'un bon comportement alimentaire.
En effet, les habitudes alimentaires s'acquièrent dès le plus jeune âge. Il est donc important de commencer l'éducation nutritionnelle quand les comportements et les attitudes n'ont pas encore été établis. L'école joue un rôle important, notamment dans l'éveil au goût chez les élèves. Elle doit les aider, en complémentarité avec les familles, à choisir leurs propres aliments chaque fois qu'ils peuvent le faire en dépit des tendances, des médias et des traditions et leur faire connaître les effets de l'alimentation sur leur santé.
L'éducation nutritionnelle à l'école doit être reliée à la vie sociale et tenir compte des différentes cultures. Il ne faut pas oublier que le goût s'apprend. Il se forme, s'éduque, s'acquiert et ceci tout le temps, tout au long de la vie et dans un contexte culturel et sociologique donné. Il est également une possibilité de point d'ancrage et de point de départ pour toute une série d'activités.
Le repas de midi n'est pas seulement la prise de nutriments ou de calories. C'est aussi le moment où les élèves, après l'attention du matin, se détendent et où les échanges sociaux sont favorisés.
L'alimentation est nécessaire physiologiquement, indispensable au bien-être et à la santé, mais elle ne doit pas être vécue uniquement comme une obligation. Elle doit devenir un moment privilégié de découverte et toujours rester un moment de plaisir.
Il serait souhaitable d'organiser autour de l'alimentation des animations dont les grands axes pourraient être :
- d'éduquer le goût des élèves, valoriser le patrimoine culinaire et promouvoir des produits de bonne qualité gustative et nutritionnelle ;
- de mettre en avant un vocabulaire précis concernant les saveurs, surtout auprès des enfants qui font des confusions afin qu'ils soient capables de définir clairement leurs sensations ;
- d'expliquer les secrets de fabrication des aliments et leur composition ;
- de déguster des spécialités de pays ;
- de découvrir les odeurs, les épices et les essences.
Il importe d'impliquer tous les personnels de l'école ou de l'établissement ainsi que les familles dans cette démarche d'éducation.
Il est en particulier recommandé d'utiliser le temps d'interclasse de midi pour organiser des ateliers d'expression artistiques et culturels consacrés à l'éducation du goût, avec le concours possible d'intervenants extérieurs qualifiés, sans que cela ne conduise à écourter le temps de la prise alimentaire. Ces actions peuvent être également développées à d'autres occasions de la vie scolaire dans le cadre du projet d'école ou du projet d'établissement, lors des cours ou à l'occasion d'activités ou d'animations diverses.
Extrait de la circulaire du 25 juin 2001
La moitié des écoliers déjeunent à l’école. Face à cet afflux d’enfants, l’organisation des cantines s’est renforcée et structurée.
Dans le public, les cantines des écoles maternelles et primaires dépendent des municipalités qui les gèrent soit directement soit par le biais d’une caisse des écoles, organisme présidé par le maire. Dans les deux cas, la fourniture des repas est parfois sous-traitée par une société de restauration. Cette gestion locale des écoles primaires que les trois millions d’enfants qui y sont demi-pensionnaires ne soient pas tous logés à la même enseigne.
Dans le privé, c’est le directeur de l’école qui est responsable de la cantine.
Dans le secondaire (collèges et lycées), la restauration est sous la responsabilité des chefs d’établissement et est assurée par le personnel d’Etat.
En 2001, la circulaire de l’écolier du ministère de l’éducation nationale a permis d’élaborer un code de bonne conduite (Circulaire Composition des repas servis en restauration scolaire et sécurité des aliments : C n° 2001-118 du 25 juin 2001, B.O. de l’Education Nationale, spécial n°9 du 28 juin 2001). Elle insiste notamment sur la nécessité d’augmenter les apports en fibres, vitamines, fer et calcium et de limiter les lipides. Ce document n’a pas force de loi mais la plupart des mairies en tiennent compte.
Dans beaucoup d’écoles, existent des « commissions menus » composées du responsable de la caisse des écoles, des directeurs d’écoles, des membres des affaires scolaires de la mairie, de représentants d’association des parents d’élèves etc. qui se réunissent deux ou trois fois par an.
La sécurité alimentaire est en règle générale excellente et repose sur la méthode HACCP (Hazard analysis critical control point) mise au point par la Nasa pour limiter les risques d’intoxication alimentaire et préconisée en France par un arrêté de 1997. Les repas sont acheminés à l’école soit par liaison chaude (>63°C le jour même) soit par liaison froide.
L’aspect nutritionnel n’est pas toujours appréhendé de façon optimale : la viande rouge, les légumes verts cuits, les laitages et fromages riches en calcium manquent trop souvent au menu. Les fromages riches en calcium (Emmental, comté) sont souvent remplacés par des fromages fondus trois fois moins riches. Les entrées riches en graisses (friands, pâté, céleri rémoulade, saucisses, nuggets), les produits frits, les préparations à base de viande ou de poisson type hachis Parmentier , cordon bleu, brandades, raviolis semblent peut-être moins fréquents qu’avant mais dépassent encore les normes édictées par le GPEMDA (Groupement permanent d’étude des marchés des denrées alimentaires).
Aucun lien n’a pour l’instant été établi entre la restauration scolaire et l’obésité.
Les repas à la cantine sont équilibrés sur le papier. Le problème principal est que les enfants ne mangent pas toujours leur repas et un repas non ingéré est un repas déséquilibré par définition ! L’objectif des restaurants scolaires devrait être le « zéro reste »
Manger à la cantine (vidéo consomag)
Documents au format PDF :
Votre enfant mange à la cantine
Que mangent nos enfants à la cantine ? (60 millions de consommateurs)
nos enfants mangent-ils bien à la cantine (60 millions de consommateurs)
restauration scolaire : état des lieux
Bulletin Officiel du 25 juin 2001

Livres et articles récents (en plus de la bibliographie vdu livre) et sélection de sites Internet
L'enfant qui ne mange rien ou qui n'aime pas certains aliments
- Conflits à table : 15 conseils psy pour les gérer . Parents n°447, mai 2006
- dossier guide nutrition n° 129, novembre 2003
- Apprenez-lui à manger de tout. Enfants Magazine n° 359, juillet 2006
Les allergies alimentaires
- allergie alimentaire, sachons nous défendre. Enfant magazine n°326, octobre 2003
Les régurgitations
Les coliques des trois premiers mois
La constipation
La diarrhée
Les vomissements
L'obésité de l'enfant
- contre le surpoids, faites bouger les enfants. Famili n° 144, février 2005
Les dents noires
La maladie coeliaque (intolérance au gluten)
Le colon irritable
[La phénylcétonurie
Progrès en gastro-entérologie
- dossier alimentation : le point. Enfants Magazine n° 357, mai 2006
Problèmes divers
-
manger bio
-
le végétarisme
-
l'alimentation casher
-
A la crèche
-
Au restaurant
-
A la cantine
La cantine, comment ça marche ? Enfants magazine Hors série n°1, "Il grandit", septembre-octobre 2004
Les principaux textes et documents de référence applicables en restauration scolaire sont les suivants :
Concernant la restauration proprement dite :
- l'arrêté du 29 septembre 1997 des ministères de l'agriculture, de la défense, de la santé et de l'économie fixant les conditions d'hygiène applicables dans les établissements de restauration collective à caractère social (JO du 23 octobre 1997) et la note de service DGAL/SDHA/n° 98-8126 du 10 août 1998 sur son application ;
- le Guide des bonnes pratiques hygiéniques en restauration collective à caractère social (en cours de validation).
Concernant l'agrément vétérinaire sanitaire et sa dispense :
- l'arrêté du 28 juin 1994 du ministère de l'agriculture relatif à l'identification et à l'agrément sanitaires des établissements mettant sur le marché des denrées animales ou d'origine animale et au marquage de salubrité (JO du 31 juillet 1994) ;
- l'arrêté du 8 septembre 1994 du ministère de l'agriculture fixant les conditions dans lesquelles certains établissements mettant sur le marché des viandes ou des produits à base de viande peuvent être dispensés de l'agrément sanitaire (JO du 20 septembre 1994) ;
- l'arrêté du 8 février 1996 du ministère de l'agriculture fixant les conditions dans lesquelles certains établissements mettant sur le marché du lait traité thermiquement ou des produits laitiers peuvent être dispensés de l'agrément sanitaire (JO du 13 février 1996).
Concernant le transport des denrées :
- l'arrêté du 20 juillet 1998 des ministères de l'agriculture, de l'économie et des transports fixant les conditions techniques et hygiéniques applicables au transport des aliments (JO du 6 août 1998) et la note de service DGAL/SDHA/n° 99-8085 du 8 juin 1999 sur son application.
Concernant les toxi-infections alimentaires collectives :
- le décret n° 99-363 du 6 mai 1999 du ministère de la santé fixant la liste des maladies à déclaration obligatoire (JO du 13 mai 1999) ;
- la circulaire des ministères de la santé, de l'agriculture et de l'économie sur la déclaration, l'investigation et la conduite à tenir en cas de toxi-infections alimentaires collectives du 19 avril 1988 (éditée au JO sous le n° 1487).
Concernant les EPLEFPA (établissements publics locaux d'enseignement et de formation professionnelle agricoles) :
- la note de service NS/DGER/POFEGTP/N98/
n° 2109 du 23 novembre 1998 relative à la mise en œuvre de la formation relative aux conditions d'hygiène applicables dans les établissements de restauration collective à caractère social ;
- la note de service NS/DGER/POFEGTP/N99/
n° 2128 du 29 novembre 1999 relative à la démultiplication dans les établissements de la méthode HACCP relative aux conditions d'hygiène applicables dans les établissements de restauration collective à caractère social.
http://www.education.gouv.fr/b.../special9/note.htm (lien invalide?)